Dialectes de latin
Comme langue vivante, le latin était dans une continelle évolution et était ouvert aux influences des autres langues. C’était particulièrement vrai pour la langue parlée des personnes non instruites qui, déjà dans les anciens temps, incorporaient des termes dérivés des langues grecques, celtiques et plus tard germaniques. C’est ce sermo vulgaris qui se répandit au travers des parties lourdement romanisées de l’Europe occidentale comme la Gaule, bien qu’il apparaisse qu’il ait cohabité avec d’autres langues, spécialement le celtique. Le celtique semble avoir disparu du nord de la Gaule au Vème siècle et être de nouveau introduit plus tard par des réfugiés qui fuyaient dans le continent les invasions des iles britanniques par les Angles, les Saxons et les Jutes. Dans les régions romanisées du nord-est de l’Empire les moins profondes et dans les territoires au-delà des frontières romaines, on parlait les langues germaniques. Elles comprenaient le frisian et le saxon, avec les langues ouest germaniques et les dialectes parlés par les diverses nations.
La langue gothique
Dans la période des migrations, les langues des nations envahissantes introduisirent un élément plus fort de diversité linguistique dans les territoires de l’ancien Empire Romain. Particulièrement répandu était la langue gothique des Visigoths est des Ostrogoths. L’évêque gothique Wulfilas (ou Ulfila, vers 311 - 382) fut responsable de la préparation de la traduction de la Bible en gothique, qui resta courante parmi les chrétiens de l’arianisme, considérés comme des hérétiques par l’Église Romaine mais actifs pour plusieurs siècles, particulièrement dans l’Espagne wisigothe. Comme langue parlée, le gothique disparut entre les septième et neuvième siècles, mais la traduction de la Bible de Wulfila resta le premier document majeur de la littérature germanique.
Dialectes en Gaule
En Gaule, le latin sermo vulgaris incorpora des éléments de plusieurs autres langues et en vint à être connue comme langue romane. Il était si profondément admis que les nations envahissantes germaniques l’adoptèrent comme leur propre langue. Son acceptation générale se reflète dans le fait qu’en commençant le VIème siècle, les homélies des conciles des églises tenus en France en étaient traduites. Au VIIIème siècle, Charlemagne instaura que les sermons devraient être délivrés dans la langue populaire, avec d’autres parties de la liturgie qui resteraient en latin. Cependant, même en Gaule, la langue parlée dans différentes régions ne devint jamais homogène. Des dialectes distincts, dont le plus important était le provençal, cohabitaient avec des langues séparées. Pour parler largement, commençant au début du Moyen-âge deux groupes de dialectes émergèrent dans les territoires grossièrement partagés par la Loire. Au sud, la langue d’oc restait plus étroitement liée au latin tandis que la langue du d’oïl nord était plus fortement influencée par d’autres langues. Le terme utilisé pour décrire les deux groupes de dialectes dérive des mots respectifs pour exprimer "oui" dans chacune.
Dialectes de l’Europe occidentale
Un développement similaire prit place dans les parties germanophones de l’Europe de l’ouest entre les années 500 et 700. Au nord, un groupe de dialectes émergea, ils sont collectivement connus comme le bas allemand alors que les dialectes du sud se réfèrent au haut allemand. Comme en France, l’ascendant d’un groupe sur l’autre commença beaucoup plus tard, au quatorzième siècle en France et au seizième en Allemagne.
Evolution des anciens écrits
La littérature ancienne et les connaissances, au long des textes chrétiens, furent préservées dans des livres manuscrits (c.-à-d. écrits à la main) initialement produits pour beaucoup de la même façon que les livres faits dans les siècles précédents. Le lettrage suivait les formes des lettres et les conventions de l’écriture romaine, ou de formes d’écriture directement dérivées. Commençant toutefois au septième siècle, le livre "national" à la main plus vivement différencié connut un développement dans diverses parties de l’Europe. Les ainsi-nommés écrits insulaires, utilisés en Irlande et en Écosse commençant le septième siècle, différèrent considérablement du manuscrit wisigoth commun en Espagne, et depuis le manuscrit de Bénévent se développa dans le sud de l’Italie. Dans les territoires francs, les écritures mérovingiennes qui étaient employées au septième et huitième siècle furent sous le règne de Charlemagne remplacés par une forme nouvellement développée, en partie inspirée de la référence de l’écriture romaine et connue sous le nom de minuscule carolingienne. De fins manuscrits étaient souvent décorés soigneusement d’illustrations connues sous le nom de miniatures, ou par un lettrage ornemental élaboré comme celles trouvées dans l’Évangile de Lindisfarne, vers 698, et le Livre de Kells, milieu du VIIIème siècle.
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