Grammaire latine
Noms
Les noms latins varient selon cinq déclinaisons. Les principales parties d’un nom sont ses formes nominatives et ses formes du génitif du singulier, par exemple :matella, matellae. nf. pot de chambre.
Du génitif de la terminaison -ae, le nom matella est identifié comme la première déclinaison du nom. En sautant la terminaison du génitif, cela donne la base matell- à qui les terminaisons sont ajoutées.
Quelques noms n’ont que des formes pluriel. Pour ces noms, les parties principales sont les formes nominatives et celles du génitif au pluriel. ¨Par exemple :
castra, castrorum. nn. camp.
De nouveau le génitif identifie les déclinaisons, dans ce cas deuxième déclinaison, comme la base castr- à laquelle on a ajouté la terminaison.
Usage de base des différents cas
Nominatif : Sujet d’une phrase, nominatif prédicat (predicate nominatives)Génitif : Possession ou attachement. Le cas génitif a disparu du latin familier (le discours latin de chaque jour, habituellement appelé latin vulgaire) et était souvent remplacé par la préposition "de" suivie du cas ablatif.
Datif : Objet indirect. Comme la cas génitif, le cas datif a aussi disparu du latin familier. La préposition "ad" suivie du cas accusatif était parfois employé comme substitut dans le latin familier.
Accusatif : Objet direct, objet de prépositions de mouvement à travers
Ablatif : Moyen (instrument), objet de prépositions de position ou de mouvement de distance
Locatif : Situation ou position. En latin, ce cas est une réminiscence du vieux cas locatif indo-européen. Il s’emploie premièrement avec des noms de lieux et des places et pour une poignée de noms dénotant des classes ou des lieux comme domus (maison). Pour beaucoup de propos il a été supplanté par l’emploi des prépositions "in" ou "ad" suivies du cas ablatif.
Vocatif : adresse personnelle
Verbes
Vous trouverez ici le paradigme du verbe "amare" ("aimer"):amo, amare, amavi, amatus. J’aime, aimer, j’(ai) aimé, aimé.
Quelques verbes sont impersonnels, c’est-à-dire qu’ils n’existent qu’à la troisième personne du singulier. (Exemple : miseret, miserere, miseruit, miseritum. C’est une pitié, être une pitié, ce fut une pitié, ayant été une pitié).
Quelques verbes sont intransitifs, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de compléments d’objet direct. La quatrième partie de ces verbes est soit la forme neutre du participe passé parfait pour les verbes intransitifs qui prennent un complément d’objet indirect dans les cas datifs, soit le participe actif du futur pour les autres verbes intransitifs. (Exemples : asto, astare, asteti, astatum – J’assiste, assister, j’assistais, assisté. Sum, esse, fui, futurus – Je suis, être, j’étais, au sujet d’être). Les verbes intransitifs qui ont un complément d’objet indirect peuvent avoir des formes de vois passive impersonnelles qui sont occasionnellement délicats à traduire.
Quelques verbes sont déponents, ce qui signifie qu’ils peuvent être passifs dans leur forme mais actifs dans leur sens. (Exemple : misereor, misereri, miseritus sum – je plains, plaindre, je plaignais).
Et enfin, quelques verbes sont irréguliers et leurs paradigmes doivent être appris par cœur. Exemple : esse (être), fieri (devenir, être fait), ire (aller), malle (préférer), velle (souhaiter).
Conjonctions
Conjonctions simples
ac : et.
at : mais. (plus emphatique que sed).
atque : et, et aussi, de plus.
aut : ou.
et : et.
nec non : et d’ailleurs.
sed : mais.
vel : ou.
Conjonctions doubles
atque...atque : à la fois...et.aut...aut : soit...soit.
et...et: tous les deux...et.
nec...et : non seulement...mais aussi.
Note : le sens de la première expression conjointe est affirmative plutôt que négative non seulement en latin mais aussi en anglais (nec in lingua Latina classica et in lingua Anglisca moderna) !
nec...nec : ni...ni.
ut...ita : Bien que...néanmoins.



